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mercredi 10 décembre 2014

"L'Oiseleur" de Max Bentow


Fiche technique :
Editions : Denoël
Traducteur : Céline Hostiou
Prix : 20.90 euros
Nombre de pages : 323

Synopsis :

Seul point commun de ses victimes : une abondance chevelure blonde qui semble rappeler les plumes d'oiseaux dont il couvre leur corps...
L'inspecteur Nils Trojan traverse une phase difficile. Divorcé, père d'une fille unique, il consulte en secret une fois par semaine la psychologue Jana Michels car il souffre de crises d'angoisse. En tant qu'inspecteur de la brigade criminelle, il ne peut se permettre de montrer le moindre signe de faiblesse.
Un jour, dans un quartier populaire de Berlin, il trouve le corps d'une jeune femme, violemment assassinée. Elle a le crâne rasé, recouvert de plumes, et un oiseau mort a été placé à l'intérieur de la plaie mortelle. Avant que Trojan n'ait le temps de comprendre ce qui s'est passé, l'Oiseleur frappe à nouveau, laissant la même signature macabre. L'inspecteur comprend très vite que l'Oiseleur est attiré par les femmes jeunes, blondes, à l'épaisse et ondoyante chevelure... Exactement le portait de Jana. Dès lors, un duel à mort s'engage entre Nils Trojan et le dangereux psychopathe.


Mon avis :

Je remercie les éditions Denoël pour l'envoi de ce livre !

L'Oiseleur est un policier qui m'a tenu en haleine pendant toute sa durée. On suit Nils Trojan, un inspecteur qui va devoir enquêter sur la mort d'une femme, retrouvée les yeux crevés et recouverte de plumes. Plus l'histoire avance, plus les morts se font nombreuses et, rapidement, les policiers se rendent compte que le meurtrier en a après les femmes blondes. Le mode opératoire du meurtrier m'a fait frissonner et, lorsqu'un oiseau apparaît dans l'appartement de quelqu'un, on sait qu'il en sera la prochaine victime. Mais quand le meurtrier frappera-t-il ?

Ce qui est aussi intéressant, c'est que l'on a accès à différents points de vue : celui de Nils, bien sûr, mais également celui de la psychologue Jana, du meurtrier et même des futures victimes. A plusieurs reprises, je me suis attachée à ces personnages secondaires et je me suis dit : "Non, l'Oiseleur ne va quand même pas tuer cette pauvre femme qui n'a rien fait ?". Bizarrement, j'ai presque préféré ces personnages aux brèves apparitions plutôt que les personnages principaux. Lene est celle que j'ai préférée.

L'intrigue est donc très prenante, avec un bon rythme. De plus, les chapitres sont très courts et, à chaque fois que j'en finissais un et que je comptais arrêter après celui-ci, je commençais le suivant. Comme le livre est assez court pour un policier (quelques 300 pages), il se lit très bien. Cependant, je regrette que le dénouement soit un peu rapide et peu approfondi. Les dernières lignes laissent à penser que nous retrouverons Nils Trojan dans de nouvelles aventures !

En conclusion : Un livre policier que j'ai beaucoup aimé ! Je le recommande aux adeptes du genre.

dimanche 16 mars 2014

"Mapuche" de Caryl Férey

Synopsis :

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l'enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d'enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd'hui, il n'est jamais bon de poser trop de question, les bourreaux et la mort rôdent toujours...







Mon avis :

Je ne connaissais pas du tout cet auteur, bien qu'elle ait reçu de nombreux prix et soit très connue pour son autre polar, "Zulu". Je remercie donc les éditions Folio pour m'avoir permis de remédier à ça !

J'ai conscience que ma chronique semblera plutôt négative, alors je préfère préciser tout de suite que j'ai dévoré ce livre, malgré ses défauts et que, si vous cherchez un polar sombre, Mapuche pourra certainement vous satisfaire. 

Ce qui m'a attiré dans ce livre, outre le fait que ce soit un polar (j'aime beaucoup ce genre), est le lieu où l'intrigue se passe, soit l'Argentine. J'ai lu très peu de livres se passant en Amérique du Sud et j'étais donc impatiente de changer de décor. De ce côté-là, je n'ai pas été déçue : Mapuche étant une sorte de polar historique/politique, si je puis dire et l'auteur aborde énormément le contexte historique du pays. Dans un premier temps, cela m'a beaucoup intéressée car cela donne de la consistance à l'histoire. Néanmoins, certains passages sont trop détaillés à mon goût et, du coup, j'ai eu tendance à me perdre. En ayant terminé cette lecture, je ne suis donc pas certaine d'avoir bien tout compris à l'histoire de l'Argentine.

Pour ce qui est de l'enquête, j'ai été assez surprise. Le premier événement, la mort d'un travesti, ne nous laisse pas du tout supposer la suite et, peu à peu, on découvre les motivations plus "profondes" de ce meurtre. J'ai aimé cette évolution de l'intrigue, qui se fait dans une atmosphère sombre et cruelle. D'ailleurs, je pense que c'est l'un des polars les plus crus que j'aie pu lire jusqu'à présent : rien ne nous est épargné, les scènes de viols, les meurtres etc. Certains passages sont assez choquants et souvent accompagnés de vulgarités (au bout d'un moment, j'ai arrêté de compter le nombre de "hijo de puta" ou "la concha de tu madre"). Même si ces expressions allaient de pair avec les personnages, je ne pense pas qu'il était nécessaire d'en mettre autant.

Je suis restée assez détachée des personnages, Jana et Rubén, qui ne m'ont fait, grosso modo, ni chaud ni froid. Tout est fait pour que le lecteur les prennent en pitié, eux qui ont tant souffert. Pourtant, même si, vu ce qu'ils ont vécu, nous pouvons comprendre qu'ils agissent sans pitié, je les ai trouvé très cruels.

En conclusion : C'est une lecture intéressante, malgré les quelques éléments qui m'ont dérangée. J'ai aimé le contexte historique de l'Argentine et l'évolution de l'intrigue. Cependant, les personnages et les trop nombreuses vulgarités m'ont un peu fait froncer les sourcils. 
Sympa

vendredi 7 février 2014

"L'Appel du coucou" de Robert Galbraith (J.K. Rowling)

Synopsis :

Une nuit d'hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu'au jour où l'avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.
Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l'armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l'Internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula.
De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et l'hôtel particulier où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l'autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspirées par la vengeance.

Mon avis :

Comme beaucoup, j'avais hâte de lire ce nouveau livre que J.K. Rowling a écrit sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Je remercie donc Livraddict et les éditions Grasset pour ce partenariat !

Pour commencer, je tiens à souligner que le livre-objet est magnifique. J'adore sa couverture et ce mélange de couleurs. Le livre est aussi très agréable à tenir en main; c'est une remarque que je fais très rarement mais, vraiment, la qualité du papier et le format ajoutent un plaisir à la lecture.

Concernant le contenu -et c'est bien sûr le plus important-, j'annonce tout de suite la couleur : j'ai a-do-ré ce livre. L'enquête n'est pas remplie de suspense et il n'y a pas de meurtres toutes les deux pages, mais ce n'est pas pour autant qu'elle en devient ennuyeuse. J'ai beaucoup aimé suivre les personnages, notamment Cormoran Strike et Robin, sa nouvelle secrétaire, qui sont les personnages principaux. On s'attache rapidement à ces deux-là. De plus, toute la panoplie de personnages -les proches de Lula, la victime- est très intéressante. Il est vrai que le livre, qui contient 570 pages, aurait peut-être mérité à être plus court. Mais les pages se tournent toutes seules et, finalement, la longueur du livre ne m'a pas gênée.

En règle générale, le genre policier est un genre que j'aime énormément mais, parfois, je déplore la complexité des affaires qui finit souvent par perdre le lecteur. Ici, l'enquête est somme toute assez banale puisqu'un suicide qui se révèle être un meurtre n'est pas forcément original. Cependant, l'auteur mène très bien cette intrigue et j'ai particulièrement apprécié le fait qu'aucun détail ne soit insignifiant. Lors de la résolution de l'enquête, chacun d'entre eux aura son importance et, par conséquent, rien n'est laissé de côté et toutes mes interrogations ont trouvé leur réponse.

Malgré cela, je regrette le manque de surprise apporté par la conclusion de l'enquête. En effet, j'avais deviné assez rapidement l'identité du meurtrier et je n'ai donc pas été très surprise. Néanmoins, même si j'avais de forts soupçons (il faut dire que beaucoup d'indices allaient dans ce sens), je ne savais pas exactement les motivations du coupable et, sur ce point-là, l'explication du détective Cormoran Strike m'a tout à fait satisfaite !

En conclusion : Une enquête que j'ai adoré et j'ai hâte de lire d'autres enquêtes de Strike (apparemment, un deuxième livre devrait sortir en août 2014, selon ce que j'ai lu sur un blog).
Génial

jeudi 30 janvier 2014

"Le Cercle celtique" de Björn Larsson

Synopsis :


Un voilier vogue au large de l'Ecosse. Bravant les rigueurs de la mer du Nord en plein hiver, ses deux passagers se dirigent vers des périls sans nom. Car plus effrayants que la nature déchaînée sont les dangers dont les hommes les menacent. Poursuivis sur les mers par des inconnus, volés, espionnés, ils n'ont sont pas moins déterminés à découvrir la clef de la malédiction qui pèse sur MacDuff et Mary, amoureux en fuite. A découvrir surtout le secret du Cercle celtique, avec ses mystérieux rites meurtriers. De pays en pays, de tempête en bourrasque, de surprise en révélation, les deux aventuriers de la mer vont accomplir un étonnant voyage et mettre au jour quelques sinistres vérités...





Mon avis :

Tout d'abord, je remercie les éditions Gallimard, collection Folio, pour l'envoi de ce livre.


Grande amatrice des polars scandinaves, j'ai tout de suite été attirée par ce livre. Il s'agit en réalité d'un réédition, puisqu'il est déjà paru en 1999. La nouveauté de cette nouvelle édition, en plus du changement de couverture (que j'aime beaucoup soit dit en passant), est la préface écrite par Heinrich Steinfest, également auteur de romans policiers. D'ailleurs, celle-ci m'a plu car j'ai trouvé plusieurs des dires de Heinrich Steinfest véridiques et intéressants. 

Le Cercle celtique est un polar qui, à mon sens, est très original. Pour commencer, comme le laisse supposer la couverture, c'est un polar qui se déroule essentiellement sur mer. Ce n'est donc pas uniquement un livre policier, c'est également un livre qui nous fait voyager, puisque les personnages naviguent tout au long du récit. De par ce fait, le livre ne se concentre pas seulement sur la solution de l'énigme, mais on assiste également aux problèmes liés à la navigation, comme les grosses tempêtes qui effrayeront nos personnages. Beaucoup de détails concernant leur bateau, le Rustica, sont également abordés.

De plus, ce qui ajoute une once d'originalité, c'est le fait que les personnages principaux ne sont ni des enquêteurs, ni des policiers. Ce sont simplement des personnes qui en ont appris plus qu'elles ne l'auraient dû et, par curiosité, voudront découvrir la clef du mystère.

Le principal défaut de ce livre, c'est que j'ai trouvé le début assez lent et, en lisant les cent premières pages, je ne comprenais pas forcément où l'auteur voulait en venir. Tout commence par une rencontre courte et imprévue entre le narrateur, Ulf, et un personnage assez mystérieux, MacDuff. A partir de ce moment-là, j'ai trouvé l'approche de l'enquête un peu déstabilisante; plusieurs éléments sont mentionnés, mais il faudra attendre un certain temps avant de comprendre leur imbrication. Une fois que l'on comprend cela, tout s'enchaîne rapidement et le polar devient plus rythmé.

En conclusion : Je le conseille à ceux qui aiment ce genre de livre mais qui recherchent un peu d'originalité.
Sympa


jeudi 28 novembre 2013

"La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" de Joël Dicker

Synopsis :


À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. 

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon évaluation : 

Mon avis :

Je voulais lire ce livre depuis des lustres et, ça y est, c'est enfin fait ! Ma grand-mère et mon père m'avaient dit qu'ils l'avaient beaucoup aimé, et je les rejoins complètement.

Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance... Pendant les 150/200 premières pages, je n'étais pas franchement convaincue : certes, l'enquête commence sans perdre de temps et met en place les premiers éléments, mais les chapitres étaient en grande majorité consacrés à la vie personnelle de Marcus Goldman et de sa rencontre avec Harry Quebert, qui deviendra son mentor. Ces chapitres m'ont semblé très longs et, selon moi, ils coupaient trop le rythme de l'histoire. Toutefois, je reconnais que certaines informations étaient indispensables pour la suite du récit.

Puis le côté polar a pris de plus en plus de place : les chapitres personnels sont devenus moins fréquents, ou en tout cas plus courts, et nous nous concentrons vraiment sur le meurtre de Nola. L'enquête est palpitante; on est véritablement avec Marcus, on suit avec lui une piste, puis on se rend compte qu'elle n'aboutit pas, de nouveaux indices apparaissent... Bref, un régal ! Sincèrement, je n'ai pas pu lâcher ce livre pendant les 150 dernières pages (pour tout vous dire, j'ai même attendu mon bus pendant 30 minutes dans un froid glacial, dont je me suis à peine rendue compte tellement j'étais à fond dans l'histoire). L'une des révélations, vers la fin, m'a bluffée car je m'étais complètement faite avoir !

D'un autre côté, il y a toute une réflexion sur l'univers de l'édition des livres et la reconstruction d'un auteur qui n'arrive plus à écrire. Cette partie m'a moins intéressée, mais j'ai trouvé intéressant de voir la construction du livre. Finalement, on ne sait plus trop où on en est : lit-on l'histoire de Marcus ou un tout autre livre ?

Quant aux personnages, je me suis attachée à la plupart d'entre eux. Dans un premier temps, ils me semblaient assez déplaisants et puis on découvre leurs "faces cachées" qui les rendent plus agréables... sauf la mère de Marcus, qui n'aura agacée du début à la fin !

En conclusion : Je suis ravie d'avoir enfin pu lire ce livre qui, selon moi, mérite les éloges qu'il a pu recevoir.
Génial

dimanche 31 mars 2013

"La Maison de Soie" d'Anthony Horowitz

Synopsis :

Un an après la mort de Sherlock Holmes, Watson entreprend de consigner l’une des enquêtes les plus noires qu’il a menées avec le célèbre détective... Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort. Et qu’avec ce meurtre horrible, c’était ce que Londres a de plus sordide qui se révélait aux deux enquêteurs... « La partie reprend. » Et cette fois, Holmes et Watson n’en sortiront peut-être pas indemnes.

Mon avis :

Je ne connaissais pas du tout ce livre, que je n'aurais sûrement pas lu si l'amie qui me l'a prêté n'avait pas été aussi enthousiaste en m'en parlant. 

Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai lu aucune des "vraies" enquêtes de Sherlock Holmes écrites par Conan Doyle. D'après les chroniques que j'ai lues, le style d'écriture de Conan Doyle est bien imité et les personnages bien repris. Personnellement, je ne peux faire aucun commentaire là-dessus.

Au début, j'étais un peu perdue entre les nombreux personnages et rebondissements. Puis je me suis pris au jeu et ai essayé de trouver des indices et des liens entre les personnages, ce qui a rendu ma lecture beaucoup plus intéressante. J'ai apprécié que, lorsque quelqu'un dont on avait pas parlé depuis une centaine de pages réapparaissait, Watson, qui est le narrateur du livre, nous rappelle brièvement qui il est. Cela m'a permis d'être beaucoup moins perdue. L'enquête est passionnante : je ne voyais vraiment pas comment tout allait se mettre en place, les éléments ne semblant n'avoir aucun lien entre eux. Et finalement, le dénouement est surprenant -en tout cas, il l'a été pour ma part- et rien n'est laissé de côté. 

J'ajouterai que l'atmosphère est très bien décrite. On se retrouve à Londres à la fin du XIXème siècle : c'est sinistre, un peu glauque et, ma foi, très prenant ! Je trouve qu'elle ajoute un côté un peu dramatique à l'histoire.

En conclusion : Une très bonne surprise pour moi : j'ai aimé l'enquête, les personnages, l'ambiance... J'ai maintenant très envie de découvrir quelques oeuvres originales de Conan Doyle pour retrouver Sherlock Holmes.
Génial

lundi 24 décembre 2012

"Cela n'arrive jamais" de Anne Holt

Synopsis :


Fiona Helle, présentatrice de talk-show, gît dans son sang la langue tranchée et fendue. Pour l'inspecteur Stubo, le symbole est clair : un mensonge lui a coûté la vie. Qui pouvait en vouloir à cette vedette admirée de tous ? Pas d'indices, ni de mobile : l'enquête est au point mort. Jusqu'au jour où le corps du leader d'un parti d'extrême droite est retrouvé crucifié au mur de sa chambre...

Mon avis :

Cela n'arrive jamais fait partie d'une série policière; chaque livre peut se lire indépendamment puisque les enquêtes n'ont pas de rapport entre elles, c'est seulement la vie privée des enquêteurs (Inger Johanne et Yngvar) que l'on voit évoluer. J'avais déjà lu le premier tome ("Une erreur judiciaire") et le troisième ("Madame la présidente") que j'avais bien aimé et celui-ci n'a pas fait exception.
(Chronique sans spoilers)

L'histoire commence avec le meurtre de Fiona Helle, une présentatrice célèbre. Très vite, il sera suivi d'autres meurtres, tous de personnes célèbres. L'enquête est difficile à résoudre, car les morts n'ont pas de rapports entre eux, outre le fait qu'ils sont célèbres. Yngvar va vite se rendre compte qu'il n'y a pas qu'un seul assassin et, une fois trouvé le premier (qui est en fait une résolution de crime assez banal et sans surprise), il peinera énormément pour trouver le second. C'est cette deuxième partie du thriller qui est intéressante; en effet, le meurtrier n'a aucun mobile et semble tuer des personnes un peu au hasard. Pour Inger Johanne, la femme d'Yngvar qui est aussi profiler, ce genre de tueurs est le plus difficile à trouver. L'enquête piétine, un peu trop à mon avis car je me suis un peu ennuyée vers le milieu du récit. Puis Yngvar découvre tout et j'ai trouvé cette fin incroyable : la personnalité du tueur est impressionnante, il m'a fait frissonné. Cette fin est d'ailleurs très peu commune et pour moi, comme le dit le titre (je ne pense pas qu'il se réfère à ça mais je l'ai vu ainsi) : cela n'arrive jamais... dans les livres policiers. (Je sais, ma chronique est un peu floue mais c'est très compliqué d'en écrire une sur un thriller sans révéler certaines choses !)

En conclusion : Je n'ai jamais été autant surprise par un roman policier; je n'avais jamais vu une fin pareil ! J'adore ces romans nordiques, qui changent vraiment des Mary Higgins Clark où tout finit toujours bien, ce qui est franchement lassant. Ce n'est pas le cas ici, à mon grand plaisir !


Sympa